Identité visuelle : le jargon décrypté de A à Z

L’univers de la communication n’échappe pas aux jargons & anglicismes ! On peut vite se sentir perdu face à ces notions qui semblent bien abstraites ! Voici un abécédaire concis et clair pour démystifier l'univers de l'identité visuelle. Promis, après vous saurez tout sur le logo !

Ce qu’il faut retenir de cet article

  • Le premier réflexe est souvent de parler de “logo”. Mais l’image d’une entreprise ne repose pas sur son logo seul. L’identité visuelle d’une marque repose sur un ensemble cohérent de couleurs, typographies, formes, images et principes graphiques qui lui permettent d’être reconnue.
  • De nombreux termes gravitent autour de sa création et de son utilisation. Branding, charte graphique, key visual, naming, baseline, ligne graphique… chacun désigne une étape ou un élément précis de la construction d’une marque.
  • Tous ces éléments doivent fonctionner ensemble. Le logo, les choix graphiques, le ton ou encore la ligne éditoriale participent à construire une image cohérente et reconnaissable.
  • Une identité visuelle est aussi faite pour vivre. Charte graphique, variantes et règles d’usage permettent de l’adapter aux différents supports tout en conservant une unité.

A – ADN de la marque

C’est ce qui fait que votre marque est unique et ne ressemble à aucune autre. On définira ici sa mission, sa vision, ses valeurs fondamentales… On travaillera aussi sur sa raison d’être.

B – Branding

Réflexion stratégique consistant à travailler une image de marque forte et mémorable qui évoque des émotions et des associations mentales positives, facilitant ainsi la reconnaissance de la marque et la fidélisation des clients. Le branding inclut toutes les étapes de création de logo, de ligne éditoriale, de création d’univers visuel.

C – Charte graphique

Document de référence détaillant les règles d’utilisation du logo. Véritable mode d’emploi, on y trouve les polices de caractère, les références couleur, les utilisations interdites… pour assurer une cohérence sur tous les supports de communication.

D – Dépôt de marque

Il peut s’avérer nécessaire de protéger légalement le nom et le logo de la marque pour en sécuriser l’exclusivité d’utilisation sur un marché. En France, cette procédure est gérée par l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI). Pour plus de détails sur le processus et les démarches nécessaires, vous pouvez visiter le site de l’INPI ou prendre conseil avec un avocat spécialiste en propriété des marques .

E – Éditoriale, ligne

La marque s’exprime avec des formes, des couleurs, des images… mais aussi des mots ! Il convient donc de définir le ton, le style et la manière dont la marque communique à l’écrit. Pour que tous les rédacteurs participant au projet parlent d’une seule voix.

F – Font

Vous nous entendrez parler de « police de caractères », de « typo » ou même de « font ». Tout cela désigne tout simplement « le caractère typographique », c’est-à-dire l’aspect visuel des lettres utilisé dans les textes de la marque, élément crucial de la charte graphique. Plusieurs familles de polices de caractères sont bien connues : les script qui imitent une écriture manuscrite, les serif qui sont caractérisées par leur empâtement (ex. Times new roman), les sans serif qui offrent un look plus épuré (ex. Arial)…
Pour télécharger légalement des polices de caractères, vous pouvez visiter Google Fonts.

G – Graphique, ligne

À ne pas confondre avec la charte graphique qui définit les règles globales d’utilisation de la marque. La ligne graphique quant à elle, définit la cohérence visuelle d’une série particulière de supports. Exemple : la ligne graphique de la campagne été 2024 pose des codes visuels éphémères.

H – Hiérarchie visuelle

Il s’agit ici de guider le regard du lecteur, de diriger son attention vers le message que l’on juge prioritaire. Dans un logo, différents éléments amènent de la structure pour souligner les informations clés avant les détails secondaires. C’est essentiel pour garantir que les messages les plus importants sont vus en premier, améliorant ainsi la communication et l’efficacité du design.

I – Identité visuelle

Imaginez entrer dans une pièce pleine de monde. Comment reconnaître une personne que vous connaissez ? Probablement par son apparence, sa façon de s’habiller, peut-être même par son parfum. Pour une entreprise, c’est un peu la même chose, mais au lieu de vêtements, elle utilise ce qu’on appelle une identité visuelle ou logo.

J – Justesse

En communication, la justesse doit primer sur le beau. En effet, une identité visuelle peut être esthétiquement attrayante, mais si elle ne transmet pas correctement les valeurs et les messages de la marque, elle risque de manquer sa cible. Ainsi, la pertinence et la cohérence avec l’ADN de la marque sont essentielles pour une identité visuelle réussie, même si cela signifie parfois sacrifier des aspects purement esthétiques au profit de la clarté et de l’authenticité.

K – Key visual

Le key visual est littéralement l’élément visuel clé qui sera utilisé de manière récurrente dans toutes les communications de la marque. Il est conçu pour attirer l’attention, susciter l’intérêt et véhiculer le message central de manière immédiate et impactante. Il doit traduire l’essence de la campagne ou du message que la marque souhaite transmettre (tant sur le fond que sur la forme). 

L – Logo

Le logo est la représentation visuelle d’une marque. Il se compose d’un symbole, accompagné du nom de l’entreprise et d’une signature (base line). Conçu pour être mémorisable et facilement reconnaissable, c’est un puissant outil de communication visuelle qui incarne l’essence même de la marque, renforçant sa notoriété, sa crédibilité et son impact sur le marché.

M – Marque déposée

Le dépôt de marque confère à son propriétaire des droits exclusifs et une protection légale contre toute utilisation non autorisée de son nom de marque et/ou de son logo. En cas de contrefaçon, copie ou toute autre forme d’exploitation illégale qui pourrait porter préjudice à sa réputation ou à sa valeur commerciale, le propriétaire est en droit d’intenter des poursuites judiciaires contre toute personne ou entité qui enfreint ses droits de propriété intellectuelle. En France, l’acte de dépôt d’une marque se fait auprès de l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI).

N – Naming

L’étape du naming est celle de la création du nom de marque. Qu’il s’agisse de nommer une entreprise, un produit ou un événement, c’est une phase créative et stratégique car le nom doit être mémorisable, distinctif et pertinent. Il doit refléter l’identité, les valeurs et la personnalité de la marque.

Le nom choisi doit être unique et original afin d’éviter toute confusion avec d’autres marques existantes et de garantir sa protection juridique. Il doit aussi être évocateur pour le public cible, ce qui nécessite de tenir compte des tendances linguistiques, culturelles et sociales.

Le naming va au-delà de la simple sélection d’un mot ou d’une expression ; il s’agit de créer une identité distincte et mémorable qui se démarque sur le marché et capte l’attention du public cible. Un bon naming peut contribuer à renforcer la reconnaissance de la marque, à susciter l’intérêt des consommateurs et à établir une connexion émotionnelle avec eux.

O – Originalité

L’originalité dans l’identité visuelle va au-delà de simplement se démarquer de la concurrence. C’est l’expression de ce que la marque est profondément, ce qui la rend intrinsèquement unique et distincte des autres. Une identité visuelle originale ne cherche pas seulement à attirer l’attention, mais à capturer l’essence même de la marque, faire résonner avec authenticité ce qui rend l’entreprise spéciale et différente. En étant fidèle à elle-même et en exprimant sa singularité, on obtient une marque forte, capable de tisser des relations authentiques et durables avec ses clients.

P – Piste

Dans le processus de création de l’identité visuelle d’une marque, plusieurs étapes essentielles se succèdent : Tout d’abord, lors de la définition de la raison d’être de la marque, des orientations stratégiques sont dégagées. Ensuite, les directeurs artistiques traduisent en couleurs, en formes, ce qui a été exprimé sous forme de mots. Chacun adopte une approche différente, mettant en avant un des éléments clés du positionnement de la marque. Ce processus aboutit à la création de plusieurs pistes créatives, chacune représentant une interprétation unique, offrant à l’entreprise une gamme d’options pour son identité visuelle.

Le choix entre une piste ou une autre revient à l’entreprise qui valide le parti pris graphique qui correspond le mieux à sa vision. Cette décision est cruciale, car elle détermine la direction visuelle que prendra la marque

Q – Quirkiness

L’anglicisme « Quirkiness » fait référence à une caractéristique distinctive ou inhabituelle qui rend une identité visuelle unique et mémorable. Cela peut inclure des éléments visuels originaux, des choix de couleurs audacieux ou des motifs créatifs qui se démarquent de la norme et attirent l’attention du public. Exemple : « La touche de Quirkiness de cette piste est apportée par la couleur jaune fluo. »

R – Résonance

La résonance fait référence à la capacité de l’identité visuelle d’une marque à établir une connexion émotionnelle avec son public cible. Une identité visuelle puissante résonne avec les valeurs, les émotions et les aspirations de son public, renforçant ainsi son impact et sa pertinence.

S – Slogan

Le slogan est une phrase courte et mémorable utilisée pour communiquer le message central de la marque.
Quand il accompagne le logo, il s’agit d’une affirmation qui résume le positionnement ou la proposition de valeur de la marque. Vous pourrez aussi entendre parler de « Tagline » ou bien de « baseline » également.

Quand il s’agit d’une campagne publicitaire, le slogan doit véhiculer un message clair et percutant, le plus souvent une promesse. Dans ce cadre-là on peut aussi parler « d’une phrase d’accroche » ou de « claim ».

T – Ton

Définir le ton de la communication c’est valider le style à utiliser dans chaque prise de parole. Visuellement, le ton détermine le choix des couleurs, des typographies et des éléments graphiques. Éditorialement, il met en place le style de langage et la manière dont la marque communique à travers ses contenus écrits. Il est essentiel de respecter le ton défini dans la plateforme de marque pour s’assurer une cohérence globale sur tous les supports de communication.

U – Usages

Les usages sont les différentes utilisations autorisées du logo conformément aux directives établies par la charte graphique de la marque. Il s’agit de la manière dont le logo peut être utilisé dans divers contextes et sur différents supports, tout en préservant son intégrité et son impact visuel tels que la taille minimale du logo, les proportions à respecter, les couleurs autorisées, les marges de sécurité, les versions alternatives du logo pour différents fonds, …

A l’inverse, les interdits définissent les pratiques à éviter ou à proscrire afin de prévenir toute dénaturation du logo et de maintenir une cohérence globale dans son utilisation.

V – Variante

Une variante est une version alternative d’un élément de l’identité visuelle, qui est utilisée dans des contextes spécifiques ou pour répondre à des besoins particuliers. Par exemple, une marque peut avoir une variante de son logo pour une utilisation sur fonds sombres ou une variante de sa typographie pour les titres.

W – Webfont

Une webfont est une police de caractères spécialement optimisée pour une utilisation sur les sites web. Contrairement aux polices standard, les webfonts sont téléchargées et affichées par le navigateur web de l’utilisateur, ce qui permet une plus grande flexibilité en termes de design et de typographie sur le web.

X – eXclusivité

L’eXclusivité dans l’identité visuelle d’une marque se réfère à son caractère unique qui la différencie clairement de ses concurrents dans l’esprit des consommateurs. Cette exclusivité crée une perception positive et mémorable de la marque, renforçant son attractivité et sa valeur perçue sur le marché. En se distinguant visuellement, la marque attire l’attention, suscite l’affection des clients et renforce sa position compétitive.

Y – Youthful

Jeune (youthful en anglais) est un terme utilisé pour décrire un style ou une esthétique qui évoque la jeunesse, la fraîcheur et la modernité. Dans le contexte de l’identité visuelle, une approche « youthful » peut inclure des éléments de design audacieux, dynamiques et innovants qui attirent un public jeune et contemporain.

Perception de la marque par ses clients, influencée par la cohérence et l’efficacité de son identité visuelle.

Z – Zigzag
Le zigzag est un motif composé de lignes qui forment des angles ou des crans en forme de Z. Dans le design graphique, le zigzag peut être utilisé pour ajouter du dynamisme, de l’énergie ou un mouvement visuel à un projet, créant ainsi un intérêt visuel supplémentaire.

Des questions pas si bêtes

On vous répond sans jargon.

Quelle est la différence entre un logo, une identité visuelle et une charte graphique ?

On mélange souvent les trois, et c’est normal.

Le logo est l’un des signes qui permettent d’identifier votre entreprise. Il peut être composé de votre nom, d’un symbole ou des deux.

L’identité visuelle est beaucoup plus large : elle comprend le logo, mais aussi les couleurs, les typographies, les photographies, les illustrations, les formes, les motifs ou encore les principes de mise en page. C’est tout cet ensemble qui donne à votre marque son « visage ».

La charte graphique, elle, est le document qui explique comment utiliser ces différents éléments pour conserver une image cohérente d’un support à l’autre.

Autrement dit : le logo est une pièce du puzzle, l’identité visuelle est le puzzle dans son ensemble et la charte graphique explique comment assembler les pièces sans en perdre une sous le canapé.

Pourquoi une entreprise a-t-elle besoin d’une identité visuelle ?

Parce qu’avant même de lire ce que vous avez à dire, vos clients se font déjà une première impression de votre entreprise.

Une identité visuelle permet d’être reconnu, de créer des repères et de donner une certaine cohérence à tous vos points de contact : site internet, réseaux sociaux, documents commerciaux, packaging, signalétique, véhicules, stands…

Elle contribue aussi à traduire la personnalité de votre entreprise. Une société industrielle, une marque alimentaire destinée aux familles ou un cabinet de conseil ne chercheront évidemment pas à provoquer la même impression.

Mais attention : avoir une identité visuelle ne signifie pas nécessairement avoir un univers spectaculaire. Une identité simple peut être très forte si elle est cohérente, identifiable et adaptée à l’entreprise qu’elle représente.

Comment savoir si l’identité visuelle de mon entreprise doit évoluer ?

Une identité visuelle n’a pas de date de péremption. Il n’est donc pas nécessaire de la changer tous les cinq ans simplement parce que « ça fait longtemps ».

En revanche, certaines situations doivent vous interroger : votre entreprise a beaucoup évolué, votre offre s’est diversifiée, votre positionnement a changé, votre image paraît datée, vos supports manquent de cohérence ou vous avez le sentiment que votre communication ne ressemble plus vraiment à l’entreprise que vous êtes devenue.

Le problème peut alors venir de l’identité visuelle… mais pas toujours.

Parfois, l’envie de changer de logo révèle en réalité une question plus profonde : que voulons-nous raconter aujourd’hui ? À qui voulons-nous nous adresser ? Qu’est-ce qui nous différencie ? Quelle image voulons-nous laisser ?

Avant de changer la forme, il peut donc être utile de vérifier si le fond est toujours clair.

Peut-on moderniser son identité visuelle sans changer son logo ?

Bien sûr. Et c’est même parfois la meilleure solution.

Un logo peut encore être pertinent, connu de vos clients et associé à votre entreprise alors que l’univers qui l’accompagne a, lui, besoin d’évoluer.

Il est possible de travailler les couleurs, les typographies, les photographies, les illustrations, les mises en page ou les codes graphiques tout en conservant le logo. Celui-ci peut également être légèrement simplifié ou adapté sans être totalement redessiné.

Tout changer n’est donc pas systématiquement synonyme de modernité.

Lorsqu’une marque possède déjà des signes de reconnaissance forts, les conserver peut au contraire être précieux. L’enjeu consiste alors à faire évoluer l’image sans perdre ce qui fait déjà partie de son capital de marque.

Comment choisir une identité visuelle adaptée à son entreprise ?

La première erreur serait probablement de commencer par : « quelle couleur est-ce que j’aime ? »

Vos goûts personnels ont évidemment leur place dans les échanges, mais une identité visuelle n’est pas la décoration de votre salon. Elle doit avant tout correspondre à votre entreprise et parler aux personnes que vous souhaitez convaincre.

Avant les choix graphiques viennent donc quelques questions essentielles : quelle est la personnalité de votre marque ? Que voulez-vous faire ressentir ? Qu’est-ce qui vous différencie ? Qui sont vos clients ? Quels sont les codes de votre marché ? Faut-il s’en rapprocher pour être immédiatement compris ou, au contraire, s’en éloigner pour émerger ?

Les choix de couleurs, de typographies ou d’univers graphique viennent ensuite traduire ces réponses visuellement.

Une bonne identité n’est donc pas seulement celle que l’on trouve belle. C’est celle qui paraît évidente lorsqu’on comprend ce qu’elle doit exprimer.

Combien coûte la création ou la refonte d’une identité visuelle ?

Il n’existe pas vraiment de tarif unique, car derrière l’expression « refaire son identité » peuvent se cacher des prestations très différentes.

Créer uniquement un logo n’implique pas le même travail que repenser entièrement une marque, définir son positionnement, créer son univers graphique, concevoir une charte complète puis décliner cette identité sur un site, des documents commerciaux, des packagings ou une signalétique.

Le prix dépend donc notamment de l’ampleur de la réflexion menée en amont, du nombre d’éléments graphiques à créer, du niveau de déclinaison attendu et de la taille du projet.

Avant de demander « combien coûte une identité visuelle ? », la bonne question est peut-être donc : de quoi mon entreprise a-t-elle réellement besoin ?

Un simple rafraîchissement peut parfois suffire. Dans d’autres cas, changer uniquement le logo reviendrait à repeindre la façade alors que c’est toute la maison qu’il faut repenser.

Comprendre l’ABC de l’identité visuelle, c’est bien.
Construire la vôtre avec un expert, c’est mieux.

Création de logo et identité visuelle par l’agence Malice à Rodez en Aveyron

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